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mardi 25 novembre 2014

Selon un vieil adage, durant les périodes de crises, les plus riches s'enrichissent, les autres s'appauvrissent. C'est aussi vrai dans la bande de Gaza.

Avec des opérations immobilières et le marché noir, les transactions réalisées par les dirigeants du Hamas ont atteint plusieurs dizaines de millions de dollars, alors que le reste de la population vit à près de 40% sous le seul de pauvreté et dans le chômage.
Le premier à s'être enrichi est très naturellement le leader du Hamas à Gaza et ancien premier ministre Ismail Hanyeh.

Avant 2006 et la prise de pouvoir du Hamas à Gaza, il n'était pas un leader de Premier plan.
La conquête du pouvoir lui a permis d'engranger à titre personnel une réelle fortune, un exploit pour un homme sorti d'une famille de réfugiés installés dans le camp d'al-Shati dans le nord de la bande de Gaza.
En 2010 déjà, le magazine égyptien Rose al-Youssef indiquait qu'Haniyeh avait déboursé 4 millions de dollars pour un terrain de 2500 mètres carrés à Rimal, un quartier riche, en bord de mer, de Gaza.
Depuis, il aurait acquis plusieurs maisons cossues, toutes au nom de ses enfants (il en a 13, ce qui laisse un peu de marge).

La pomme ne tombant jamais très loin de l'arbre, son fils a été arrêté par les égyptiens au point de passage de Rafah, porteur de plusieurs millions de dollars en liquide.
La fortune de Haniyeh, comme d'autres responsables du Hamas, est principalement issue des tunnels de contrebande : les apparatchiks du l'organisation islamiste prélèvent une "taxe" de 20 pour cent des profits générés par le passage et la revente des produits.
La contrebande du carburant permet ainsi à ceux qui en profitent de revendre l'essence huit fois plus chères que le prix d'achat, un carburant qui était fourni à prix subventionné par l’Égypte.

L'âge d'or des finances personnelles des dirigeants du Hamas a bien entendu été le règne de Mohamed Morsi et des Frères musulmans en Egypte, qui avaient ouvert la frontière égyptienne avec l'enclave.
A cette époque, les dirigeants de l'organisation affichaient leur train de vie de manière ostentatoire.

Le marché de l'immobilier de luxe a été tiré vers le haut en raison de la multiplication des acquisitions des dirigeants islamistes.
D'autres membres du Hamas à Gaza, prévoyants, ont préféré exfiltrer leur fortune nouvellement acquise, notamment en Egypte, sous la protection des Frères musulmans, ou investi dans des affaires avec des businessmen égyptiens.
En 2011, Ayman Taha, un des co-fondateurs du Hamas paie $ 700,000 une ville de luxe de 3 étages. Affichée, cette abondance a enflammé la colère des rues de Gaza, étranglées, elles, par les privations.

Selon le professeur Ahmed Karima d'Al-Azhar, un spécialiste égyptien du Hamas, l'organisation islamiste compterait désormais plus de 1200 millionnaires en dollars parmi ses cadres les plus importants.

Les dirigeants de l'extérieur ne sont pas en reste.
Ainsi, Khaled Meshaal, le chef du Bureau politique en exil en Syrie puis au Qatar, a eu le contrôle, selon un site économique jordanien, d'un "magot" de plus de 2,5 milliards de dollars, les actifs de son organisations issus des dons et d'investissements multiples.
Meshaal n'aurait jamais su séparer les actifs du Hamas de sa poche.
L'expulsion du Hamas de la Syrie il y a deux ans, alors que l'organisation avait des actifs à hauteur d'un demi-milliard de dollars dans le pays, a été le premier coup de semonce.

Dans les placements du Hamas il y a un maitre mot : le secret.
Les investissements sont réalisés par des sociétés écrans, en utilisant les familles et les prête-noms.
Pllusieurs entreprises de Khaled Meshaal au Qatar apparaissent enregistrées au nom de sa femme et de sa fille.
D'ailleurs, durant son itinéraire de Syrie au Qatar, 12 millions de dollars se sont volatilisés, officiellement volés. Même au sein du Hamas, nombreux sont ceux qui pensent que la poche de Meshaal s'est étoffée d'une somme équivalente.
Des sources fiables ont lié Meshaal, son fils et sa belle-fille à un prestigieux projet immobilier ( de plus de 27 000 mètres carrés au centre de Doha, liés à un centre commercial de 10 000 mètres carrés.
Selon un rapport de la Banque mondiale publié en Novembre 2013, Gaza est dans le monde arabe, l'avant dernière région la moins bien placé quant à son population sous le seuil de pauvreté.

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