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jeudi 11 décembre 2014

Netanyahou face aux ennemis d’Israël


Israël entre donc en campagne électorale, moins de deux ans après les dernières élections.
Une large part des médias israéliens sont vecteurs d’une hostilité à Binyamin Netanyahou, et imprégnés de l’espoir qu’il sera battu. Des dossiers accusateurs vont sans aucun doute se multiplier. La gauche israélienne va faire feu de tout bois et elle a d’ailleurs commencé ses grandes manœuvres. Les médias occidentaux ne seront pas en reste, les dirigeants politiques européens et américains non plus. On réfléchit ouvertement à la Maison Blanche à la façon dont il serait possible de déstabiliser le Premier ministre israélien, et de parvenir à un résultat qu’il a été impossible d’obtenir depuis janvier 2009 et l’arrivée de Barack Obama au pouvoir. Un projet de sanctions contre Israël semble être à l’étude, et ceux qui soutiennent ce projet disent que, dans le passé, il a été possible de « tordre le bras » à Israël et de faire tomber un Premier ministre. Nombre sont ceux, dans l’entourage d’Obama, qui répondent que cette fois, quelles que soient les manœuvres américaines, la torsion du bras ne fonctionnerait pas et la chute ne serait pas an rendez-vous.
De fait, l’électorat israélien a glissé peu à peu, au cours des vingt dernières années, vers la droite de l’échiquier politique. La gauche semble forte encore, mais durablement minoritaire. Pour l’être un peu moins, elle a contribué à l’émanation de partis centristes dont la durée de vie a été assez éphémère. Lors des dernières élections, deux partis de ce type ont fait leur émergence : Hatnua de Tzipi Livni, qui ne se sauvera de la disparition totale qu’en se dirigeant vers une fusion aux allures d’opération de sauvetage avec les Travaillistes, et Yesh Atid, de Yair Lapid, qui ne se porte pas très bien, malgré l’arrogante prétention de ce dernier à vouloir devenir le prochain chef du gouvernement. Le précédent parti centriste, Kadima, fut puissant : le temps d’un désastre, le retrait de Gaza. Il n’en reste plus rien ou presque. Il n’en restera plus rien du tout bientôt. Le glissement vers le centre d’Avigdor Liberman (et le fait qu’il ait été le chef de file de l’attaque contre le quotidien conservateur Israel Hayom) risque de lui coûter cher. Tout cela n’empêche pas un transfuge du Likoud, Moshe Kahlon, de vouloir faire un petit tour du côté du centre aujourd’hui : semble-t-il au côté de Liberman.
Ce glissement vers la droite est un mystère pour nombre d’observateurs, une source de consternation pour nombres de soutiens factices d’Israël, et une source de détestation anti-israélienne de plus pour les ennemis d’Israël.
Le mystère auquel nombre d’observateurs semblent confrontés n’en est pas un : la majorité du peuple israélien veut la paix, mais pas le suicide, et cette majorité discerne dès lors qu’il n’y a strictement rien à attendre de la part des dirigeants « palestiniens », sinon des mensonges, des perfidies, des meurtres, des attentats et des mauvais coups. Elle discerne dès lors que le discours de la droite est plus lucide que celui de la gauche, qui semble déconnectée de la réalité, voire dangereusement délirante.
La consternation des soutiens factices d’Israël montre qu’ils sont effectivement des soutiens factices : comment peut-on prétendre soutenir Israël en imaginant qu’on comprend mieux la situation d’Israël que les habitants d’Israël eux-mêmes et en tenant des discours aussi déconnectés de la réalité que la gauche israélienne ?
La détestation des ennemis d’Israël ne peut qu’être plus grande lorsqu’Israël est dirigé par des gens qui résistent aux tentatives de détruire Israël que lorsqu’Israël est dirigé par des idiots utiles qui semblent téléguidés par les ennemis d’Israël eux-mêmes.
Il est dès lors vraisemblable que Binyamin Netanyahou sera reconduit une nouvelle fois dans ses fonctions de Premier Ministre.
Il est vraisemblable qu’en dissolvant la Knesset, il a surtout voulu se débarrasser des éléments « centristes » de sa coalition, qui vont se retrouver dans l’opposition, à côté de la gauche et de l’extrême-gauche.
Il est vraisemblable que le prochain gouvernement israélien repose sur une majorité constituée du Likoud, du parti HaBayit HaYehudi de Naftali Bennett, et des partis religieux.
Ce gouvernement, on peut le penser, sera à même d’être ce qu’il devra être : un gouvernement de combat, et, au vu de la situation régionale et des manœuvres « palestiniennes », un gouvernement de combat est nécessaire.
Ce gouvernement ne plaira pas du tout aux ennemis et aux soutiens factices d’Israël. Il ne plaira pas du tout non plus aux dirigeants politiques et aux tenants des grands médias européens et américains. Mais il ne sera pas constitué pour plaire à tous ces gens, mais pour assurer la défense, la sécurité et la prospérité d’Israël.
Et je suis certain qu’il y parviendra aussi bien que possible dans les circonstances présentes.
J’ajouterai, à l’attention de ceux qui diraient que Binyamin Netanyahou n’a pas de bilan à présenter, qu’ils se trompent.
Avoir résisté aux manœuvres de l’administration Obama depuis six ans a demandé une intelligence diplomatique et une ténacité rares. Netanyahou a aussi libéralisé l’économie israélienne et a permis d’en faire pleinement le « pays start up ».
J’aurais, en tant qu’ami d’Israël souhaité que la libéralisation soit plus poussée encore, mais le pays vient d’un long passé socialiste dont les conséquences ne peuvent s’effacer aussi vite.
J’aimerais que l’immobilier soit libéralisé et donc moins cher, mais le fait qu’il y ait beaucoup de demandes et pas assez d’offres a des conséquences. Libérer l’offre impliquerait de pouvoir construire davantage, en Judée-Samarie, par exemple.
J’aimerais qu’il y ait moins de dépenses militaires, donc moins de taxes, et à terme, moins de pauvreté, mais Israël ne peut baisser la garde, c’est une évidence, et si le monde occidental cessait de subventionner le djihadisme « palestinien », ce serait une contribution positive : mais le monde occidental continuera de subventionner le djihadisme « palestinien ».
J’aimerais qu’Israël en finisse avec le danger nucléaire iranien, mais Obama n’a, sur ce point, cessé de trahir Israël.
J’aimerais qu’une annexion de l’essentiel de la Judée-Samarie s’opère, façon Naftali Bennett, ou façon Caroline Glick, voire façon Martin Sherman, mais avec un Président tel qu’Obama, les circonstances n’étaient sans doute pas propices.
J’aurais aimé que Binyamin Netanyahou ne mette pas le doigt dans l’engrenage de la « solution à deux Etats ». Mais je sais que l’Autorité Palestinienne ne renoncera pas au retour des « réfugiés » et ne reconnaîtra pas Israël en tant qu’Etat juif. Dès lors, l’engrenage n’avancera pas. Malgré les votes de parlements en Europe.
Chaque critique que je pourrais adresser à Binyamin Netanyahou tombe sitôt je l’examine.
Binyamin Netanyahou a contre lui la gauche israélienne, les médias israéliens, les ennemis et les soutiens factices d’Israël, les dirigeants politiques et les tenants des grands médias européens et américains. Cela fait beaucoup de monde. Et il tient. Lorsqu’il parle, je lui trouve des accents d’homme d’Etat qui le placent à mes yeux à la hauteur d’un Winston Churchill. Je l’ai déjà dit. Je tenais à le redire et à lui rendre hommage une fois encore.

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