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lundi 5 janvier 2015

La malaisie et l’État hébreu

kiryat gat malaisie

Plusieurs  sites  d’informations malaisiens découvraient récemment, interloqués, un stupéfiant paradoxe. La Malaisie et Israël sont en business. Pourtant, la Malaisie pays islamiste fanatique, n’a pas de relations diplomatiques avec Jérusalem, condamne en permanence l’Etat hebreu avec des mots très durs, soutient le Hamas et interdit à ses ressortissants de mettre les pieds en Israël.  Apparence trompeuse, ou double langage cynique, les chiffres du commerce bilatéral démontrent une activité intense. Encore s’agit-il de données officielles qui ne prennent pas en compte le business souterrain impossible à chiffrer. Soit 1,5 milliard de dollars de transactions annuelles déclarées, sous forme d’ importation en Malaisie de matériel électronique fabriqué en Israël, pour faire tourner les ateliers high-tech malaisiens. Les analystes pointent du doigt l’usine américaine d’Intel en Israël supposée apporter le gros du business avec la Malaisie en exportant des composants électroniques pour ré-assemblage low cost mais à forte valeur ajoutée, à Kuala Lumpur. Officiellement, on ne voit rien. Tout se fait grâce à Singapour qui sert de plaque tournante et alimente les centres industriels malaisiens en pièces américaines (made in Israël). Les analystes ne sont plus surpris de rien. La Malaisie, comme l’opinion mondiale feint de l’ignorer, est aussi l’un des ateliers high-tech de l’Iran notamment pour les nanotechnologies et l’électronique. Ce qui n’empêche pas la Malaisie islamiste pro-Hamas, d’être également est un très bon partenaire des industries américaines de défense notamment dans le secteur électronique. Le 24 décembre on a vu le premier ministre malaisien et Obama, qui ne sont ni l’un ni l’autre des philanthropes, jouer ensemble au golfe, tout sourire complice, sur une base militaire à Hawaï. Les observateurs attentifs  se souviennent  que le géant américain de l’électronique de défense Freescale avait vu la quasi totalité de son top management malaisien (20 personnes) décapité dans la disparition subite d’un avion malaisien  volatilisé sans explication, le 8 mars 2014. D’un côté les Etats s’embrassent sur la bouche et entretiennent des relations d’affaires contre-nature, de l’autre ils se combattent violemment en poussant des cris d’orfraies indignées, dans les arènes internationales. C’est ce que l’on appelle la raison d’État, un vice vieux comme le monde. L’une des plus grandes sources de corruptions financières et morales qui soit, annonciatrice de nouvelles déconvenues vertigineuses. Pour ne pas dire pire.

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