love of israel

samedi 3 janvier 2015

si les Juifs commencent à partir c’est que la France est malade




7000 juifs ont quitté la France l’an dernier pour Israël. Si l’on compte ceux qui sont partis au Canada, aux USA et en Australie, on dépasse probablement les 10.000. Le journal Le Parisien d’aujourd’hui, dans un dossier de deux pages, constate que la France est désormais la première source d’émigration vers Israël en croissance économique forte. Mais la cause de la grande majorité des départs est l’antisémitisme dans l’Hexagone. Le patron du CRIF comme résigné, dit sa peine et sa colère, parle d’une année catastrophique pour les Juifs en France, récapitule le gang des barbares, Merah, Nemmouche, Garges, Créteil, etc, et conclut: « nous nous sentons comme des parias (sic) malgré le soutien sans faille des autorités ».
« Soutien sans faille des autorités ». Sans faille? En bonnes paroles certes. Faut-il aborder les sujets qui fâchent. La position catastrophique de la France dans ses échanges avec Israël, derrière les petits partenaires du Benelux. La défiance permanente de certains ministères, et des cercles de sécurité, à l’égard d’Israël, sous la gauche ou la droite, les peaux de bananes systématiquement glissées en coulisses, les allusions, les mille et uns petits sabotages l’air de rien, le double-langage, les partis officiellement « amis éternels d’Israël » mais véritables repaires de chapelles anti-israéliennes (voire pire), à des degrés de gravité divers du FN à l’extrême-gauche en passant par les Verts, l’UMP, l’UDI, et le PS.
Un Parlement, Assemblée Nationale et Sénat unis, qui toutes affaires cessantes alors que le pays est au bord de la faillite, se penche maladroitement sur le dossier Palestine et vote par majorité écrasante et symbolique, quelques mois après l’agression terroriste de 50 jours contre Israël, une infâme résolution pro-Fatah & Hamas. Le tapis rouge systématiquement déroulé aux puissances hostiles à Israël, dont certaines tiennent impudemment les leviers de fleurons de l’économie hexagonale, luxe, hôtellerie, sport, etc, les deals militaires scélérats et indécents, les déclarations du bout des lèvres, les petites incitations diplomatiques qui criminalisent Israël et mécaniquement, en filigrane, placent les Juifs en position de boucs émissaires éternels.
Le Parisien rappelle que le mot alya signifie aussi ascension et élévation spirituelle. En contrepoint vertigineux, le dossier se conclut sur une touche fatidique: « On laisse toute notre vie derrière nous ».

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